Le Tchad et la région Pendé

Géographie et démographie

Situation géographique du Tchad en Afrique du Nord


Le Tchad, pays d'Afrique centrale, capitale N'Djaména, d'une superficie de 1 284 000 km2, comprend trois grands espaces :
               
  • La moitié nord qui fait partie du Sahara méridional ;               
  • Une bande médiane, semi-désertique appelée Sahel (avec N'Djamena au centre) ;               
  • La partie la plus méridionale couverte par une savane arborée de type soudanien, en bordure du Cameroun et de la République Centrafricaine.
C'est dans la zone de savane que vivent les populations agricoles sédentaires du pays et que se situe la zone pétrolifère récemment découverte.
La population du pays est estimée à 11 millions d'habitants avec 76,2 % de ruraux et parmi ceux-ci plus de 80 % vivent dans la partie sud.

Un pays en voie de développement...

La Pendé en saison sèche près de Doba


C'est un pays pauvre, enclavé, avec un fort taux d'analphabétisme  et une faiblesse caractérisée des infrastructures, où l'instabilité politique et la guerre civile ont duré plusieurs décennies.
L'indice de développement humain (IDH)  est de 0,392 plaçant le pays au 184 rang sur 187. L'espérance de vie est de 45,1 ans pour les hommes et de 47,5 pour les femmes. Le taux de mortalité infantile est de 116,1 ‰ ; un enfant sur six meurt avant l'âge de 5 ans.
L'apport journalier moyen en calories est de 2046 (minimum FAO : 2400).

...avec l'Agriculture comme ressource

Sorgho rouge à maturité


Les principales ressources sont : l'élevage, l'arachide, le coton (dans une situation critique) et le pétrole depuis 2003 (aujourd'hui, 173 000 barils/jour).
La partie sud du Tchad dans laquelle se trouve la région de la Pendé est la zone d'activité agricole et économique du pays dont les principales industries sont liées à l'agriculture (usines à coton, huileries, brasseries, sucreries, …) et depuis peu des activités de service gravitant autour de la zone pétrolière (transport, restauration, commerce)
.
Dans la zone soudanienne, l'année se partage entre la saison des pluies qui dure environ cinq mois et la saison sèche sept mois environ. L'agriculture traditionnelle est une agriculture vivrière familiale de subsistance, sans mécanisation, à l'exception d'un peu de traction animale pour les labours . Le fait d'avoir une longue saison sèche pose aussi un problème d'alimentation durant la période de "soudure" (réserve alimentaire).

Avec le développement des villes et des agglomérations, les circuits commerciaux deviennent petit à petit des facteurs de mutation de ce mode d'agriculture. D'une agriculture de subsistance, nous passons trop rapidement à une agriculture de marché où de nombreux produits font leur apparition (légumes, volailles, céréales, etc.).

Avec le développement commercial et technique de cette nouvelle agriculture, les agriculteurs se trouvent désemparés quant à la gestion de l'exploitation, à l'acquisition ou à la modification des modes de production ainsi qu'à la prévision et à l'organisation du marché. Pour " décoller " par eux-mêmes, malgré leurs efforts, une aide extérieure ciblée et durable est nécessaire.

En œuvrant  au progrès technique et économique des agriculteurs, les actions entreprises  par les ONG vont bien au-delà ; l'amélioration sensible des performances des systèmes de  production (animale et végétale), suite à la redistribution des revenus qu'elle permet dans le monde rural contribue à une amélioration notable des conditions de vie des populations concernées et par conséquent au progrès social.